Propositions des entreprises à contre-voie

La plupart du bois coupé au Nouveau-Brunswick se retrouve sous forme de produits exportés aux États-Unis. En ce moment, les grands acheteurs de bois et de papiers aux États-Unis, comme Home Depot, Business Depot, IKEA et d'autres, demandent à leurs fournisseurs de démontrer qu'ils ont choisi une approche écologique durable en foresterie. Ces grands acheteurs favorisent les entreprises forestières dont les opérations sont certifiées par le système international reconnu du Conseil de la régie des forêts (FSC).

En choisissant un processus qui est moins fondé sur la protection de l'ensemble de la forêt et beaucoup plus sur la simple coupe du bois au meilleur coût possible, le Nouveau-Brunswick prend le grand risque de perdre son grand marché américain. Récemment en Ontario, Tembec Inc. a fait certifier ses opérations sur les 2 millions d'hectares de la forêt Gorden Cosens par FSC (y inclut la mise de coté d'environ 14 % de la forêt, soit 290 000 hectares, comme zones protégées) parce que l'on croit que c'est une bonne décision pour l'industrie et que cela améliorera sa réputation avec les acheteurs des deux cotés de notre frontière.

Il est essentiel pour la future prospérité du Nouveau-Brunswick que nos entreprises demeurent compétitives dans les marchés mondiaux d'aujourd'hui. Pour y arriver, les Nouveaux-Brunswickois doivent être des compétiteurs suffisamment éclairés pour maximiser nos avantages naturels, comme des forêts diversifiées en santé, une main-d'œuvre qualifiée et des développements d'une taille appropriée, si nous voulons demeurer dans la course. Les systèmes de certification en place, y inclus l'auto certification des entreprises ne feront plus l'affaire dans les marchés internationaux compétitifs et le Nouveau-Brunswick devrait adopter la seule norme acceptable, la certification FSC pour les opérations forestières sur les terres publiques.

 

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