Ce qu'abandonner nos forêts
aux entreprises
ne réussira pas :

--Plus d’emplois.  Partout au Canada, chaque année, l’industrie forestière consomme plus de bois avec moins d’employés.  Actuellement, les entreprises elles-mêmes confirment qu’il y a trop de scieries et qu’il existe une trop grande capacité de production dans les moulins nord-américains; des usines ferment d’un océan à l’autre.  C’est donc dire que même si les plans des entreprises généraient plus de bois pour leurs grandes installations, il y a peu de chance que ce nouvel approvisionnement résulte en de nouveaux moulins dans la province.  Et à cette réalité s’ajoute les menaces de fermeture des moulins actuels appartenant à des familles.

--Des forêts en santé.  Comme les pays européens, comme la Finlance et la Suède, l’ont découvert, des plantations d’arbres ne sont pas des forêts.  Ces pays ont déjà subit de dramatiques diminutions de leurs faunes forestières suite aux changements qui avaient transformés presque toutes leurs forêts en plantations d’arbres pour répondre aux demandes des entreprises.  La Finlande seule a maintenant 692 espèces forestières menacées!

--De futures occasions.  Aucune nouvelle zone protégée, des plantations d’arbres avec une piètre faune, et d’autres coupes à blanc.  Est-ce vraiment l’image avec laquelle le Nouveau-Brunswick veut se faire connaître internationalement?  Le tourisme est une des industries dont le rythme de croissance est le plus élevé, mais les touristes sont peu attirés par les plantations d’arbres et les coupes à blanc.

--Industries du bois génératrices d’emplois.  De grande quantité de bois de pauvre qualité ne contribuera pas à créer au Nouveau-Brunswick des industries du bois à forte intensité de main-d’œuvre.  En réalité, les plus petits moulins qui produisent des contreplaqués de haute-qualité et d’autres produits de nos bois durs, de pruche, de cèdre ou de pin, pourraient se voir évincés par la foresterie des plantations.

--Protection de l’eau et de la faune.  Couper les zones tampons le long des cours d’eau, des lacs et des rivières est une bonne recette pour ruiner la qualité de l’eau et la pêche à cause de l’augmentation de l’érosion, des ruissellements des zones coupées dans les rivières et de l’augmentation de la température de l’eau.

Seules les grandes entreprises profiteront de cette idée d’accroître le débit des approvisionnements en bois provenant des forêts publiques vers les grands moulins qui emploient de moins en moins de travailleurs.  Une planification industrielle pour les forêts publiques du Nouveau-Brunswick ne promet que des gains à court terme pour certains, mais des pertes à long terme pour tous.

 

 

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