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Audiences publiques
du Comité spécial de l'approvisionnement en bois
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Sixième journée
Paquetville
le 26 novembre, 2003 

Tout d'abord, le village de Paquetville a demandé qu'un conseil consultatif sur les terres de la Couronne soit mis en place dans la région. Ce conseil serait chargé d'aviser le ministre des Ressources naturelles comment mieux gérer les terres de la Couronne de la région afin de maximiser ses bénéfices pour les communautés locales. Les recommandations refléteraient les valeurs locales et les priorités locales mais devraient s'insérer dans le cadre de la stratégie nationale forestière.

Les représentants du village ont demandé que l'on gère des forêts productives diverses et en santé afin de maintenir la qualité des eaux et de protéger les habitats fauniques. On a aussi suggéré que la gestion durable des forêts tienne compte des emplois et des salaires de qualité. Le village est d'avis qu'il est important d'impliquer la population dans la gestion des terres de la Couronne dans sa région. Des fonds devraient être accordés pour permettre la mise en place d'un conseil consultatif sur les terres de la Couronne dans la péninsule acadienne.


UNB Prof. Tom Erdle, Jennifer Dunlap et Bob Dick
from DNR are staff for the Select Commitee

Gérard Robichaud - UPM Kymmene
Monsieur Robichaud a répété le refrain des entreprises selon lequel la politique d'atteindre les propres objectifs du public avant de maximiser la production des fibres pour les grandes entreprises est inacceptable. Quelle est la différence se demanda-t-il? M. Robichaud a alors décrit 1982 comme étant une année charnière pour les entreprises de pâtes et papiers (année où la loi sur les terres et boisés de la Couronne fut modifiée). Il laissa entendre que les forêts communautaires ne sont pas réalistes parce qu'elles seraient plus petites et il a alors souligné que plusieurs entreprises approvisionnent déjà les petits moulins avec le bois qu'elles récoltent sur leurs terres de la Couronne sous permis. Il a prétendu que les forêts communautaires seraient trop petites pour permettre la gestion des écosystèmes et qu'elles n'arriveraient pas à certifier leurs opérations. M. Robichaud a même prétendu qu'un des buts de la production de fibres était d'empêcher les jeunes de quitter la province! Il a suggéré que le processus utilisé pour déterminer le futur de l'ancien terrain de tir de Tracadie pourrait être utilisé pour arriver à une entente sur les recommandations du rapport Jaakko-Pöyry.

Normand Leclerc - Silviculture Leclerc 
Monsieur Leclerc est venu accompagné de ses travailleurs qui plantent et éclaircissnte la forêt. Il emploie 95 personnes, la plupart de la péninsule acadienne. La réponse de monsieur Leclerc aux inquiétudes à propos des monocultures, de la biodiversité, des écosystèmes et de la santé est simple, essayons et nous verrons bien. Il a affirmé que plus l'on dépense en sylviculture plus on travaillera dans ce domaine.

Dennis McGraw - Moulin McGraw
Le moulin McGraw travaille pour UPM. Il y a plusieurs années, cette entreprise familiale obtenait son bois des entrepreneurs privés, mais maintenant, elle obtient une allocation de bois de UPM qui représente 10% de son approvisionnement. M. McGraw a agrandi son entreprise en 1996 et il voudrait s'agrandir encore mais ses bailleurs de fonds hésitent à lui prêter parce que l'approvisionnement en bois n'est pas garanti. Évidemment il est d'accord avec les recommandations du rapport Jaakko-Pöyry et se permet de rappeler que les forêts sont une ressource renouvelable. Si les recommandations du rapport ne sont pas suivies, ils devront faire face à une crise dans 10 ans. Il espère donc que son moulin aura un futur et qu'une troisième génération de McGraw pourra bénéficier du moulin. Son moulin est le seul de la péninsule en dehors d'un autre petit moulin. Ils opèrent de septembre à décembre.

Armand Losier - Syndicat des menuisiers, des installateurs et des travailleurs associés. Monsieur Losier a parlé de la nature du travail des coupeurs de bois. Il a dit qu'il pensait qu'il était important que la forêt soit en bonne santé pour les travailleurs et la société. Si nous devions écouter certains, nous ne devrions pas couper les arbres, nous devrions attendre qu'ils soient soufflés par le vent. La province devrait aider l'industrie forestière tout comme elle a aidé toutes ces industries qui sont venues et qui sont parties. L'industrie forestière doit être soutenue dans ses efforts de création d'emplois dans la province. Tout argent investi dans les entreprises est de l'argent bien dépensé. Selon M. Losier, le rapport Jaakko-Pöyry est bien préparé et a une vision à long terme. On ne devrait plus faire d'histoires, nous devrions définir nos objectifs et s'entendre avec les entreprises qui utilisent nos ressources forestières afin que l'on puisse agir rapidement.

Gérard Noel - Entrepreneur en forêt
C'est UPM qui lui a suggéré de venir s'exprimer aux audiences publiques. Personne ne lui a dit quoi dire, et il n'est familier qu'avec les grandes lignes du rapport Jaakko-Pöyry. Il a opéré un transporteur pendant des années jusqu'à ce que l'industrie lui demande des arbres en longueur, son frère et lui ont alors acheté l'équipement nécessaire. Il leur a fallu investir près d'un million de dollars dans leur équipement et les temps sont maintenant difficiles. Il ne peut même pas remplacer son équipement. Il a presque dit non à UPM lorsqu'on lui a demandé de s'adresser au comité spécial. M. Noël est d'avis qu'il est possible de doubler l'approvisionnement en bois en 50 ans, mais ne voudrait pas que l'environnement soit affecté. Mais il pense que cela doit être possible. Il ne voit pas de problème et trouve qu'il y a plusieurs personnes qui sont mal informées. Mais nous ne devrions pas laisser les grandes entreprises tout gérer. Ce ne serait pas une bonne chose. Il a même dit qu'il faudrait peut-être donner un répit aux terres de la Couronne.

Brian Ward - Caraquet
M. Ward a récemment acheté un lot boisé mais il n'a pas lu le rapport Jaakko-Pöyry. M. Ward est d'avis que le marché recherche de plus en plus du bois de grande qualité et ce bois se trouve sur les terres de la Couronne. Après les coupes à blanc, tout est perdu. M. Ward pense qu'il vaudrait mieux conserver le bois de qualité sur les terres de la Couronne et faire travailler la population. Donner des garanties d'approvisionnement aux grandes entreprises n'est pas une solution parce que nous ne savons pas ce que le futur nous réserve. Il faut plutôt faire des coupes sélectives et se fier à la régénération naturelle. Les plantations éliminent la biodiversité et ce n'est certainement pas une bonne chose. Nous devrions maximiser tout ce qu'offrent les arbres et ce n'est certainement pas ce que nous faisons actuellement. M. Ward fit remarquer que nous avons des ressources qui ne sont pas disponibles ailleurs au Canada. Il s'exprima clairement contre les coupes à blanc qui détruisent les habitats et qui éliminent le bois de grande valeur.

Roland Robichaud, Club des Nauralistes de la Péninsule Acadienne
Tout d'abord, monsieur Robichaud a demandé qu'aucun changement soit permis dans les zones tampons le long des cours d'eau et les zones spéciales de gestion. Il a demandé que ce qui reste de la forêt acadienne soit géré d'une façon durable. M. Robichaud favorise les coupes sélectives et le soutien à la régénération au lieu des coupes à blanc et des plantations. Selon M. Robichaud il serait illogique d'offrir des garanties d'approvisionnement en bois. Il a souligné qu'il lui semble que les grandes compagnies forestières détiennent beaucoup plus de pouvoir que les citoyens.

Irving  - Always ThereGaetan Pelletier - J.D. Irving ltée.
M. Pelletier a fait visionner une présentation Powerpoint sur l'approche forestière utilisée sur les terres des Irvings dans la région de Black Brook. Sur les 210 000 hectares, 37% sont des plantations, 27 % des bois durs, 16 % des essences diversifiées, et 23 % des zones spéciales de gestion. Ce type de gestion demande 158 emplois pour la récolte, 127 emplois en recherche et en sylviculture et 33 emplois de direction. La plus part de ces emplois sont saisonniers et fournissent des revenus d'appoint aux employés. Si rien n'était fait la forêt rapporterait 150 000 m3 de bois. Avec les efforts de sylviculture, on retire 210 000 m3 de la forêt. La composante de bois mous est sous forme de sapin, que l'on remplace par des épinettes. On a modifié les façons de préparer les plantations, elles sont plus petites, moins géométriques et retiennent quelques arbres pour fournir une structure à la plantation. M. Pelletier a décrit la diversité existant dans les plantations une fois qu'elles ont été éclaircies. Il a ensuite présenté une liste des critiques envers les plantations pour ensuite dire que certaines étaient valides et qu'Irving avait mis sur pied un comité scientifique aviseur en 1998. Et c'est ainsi qu'on aurait entrepris un nombre considérable de recherches écologiques dans ces plantations. Il souligna que 8 000 hectares avaient été réservés dans la région de Black Brook en conjonction avec le Fonds mondial pour la faune (WWF). Il a avoué que, pour des raisons écologiques et afin de maintenir les zones de bois durs tolérables, jamais plus de 50% de la forêt de Black Brook serait consacrée aux plantations. Par ailleurs, il a ajouté que des zones de rétention des vieux bois offrent des aires de nidification pour les oiseaux et pour d'autres animaux contribuent à leur survie. S'en tenir à la monoculture découragerait la présence d'animaux.

Daniel Noel - St. Rose, operateur d'un multifonctionnel, la haute tehnologie, il a de l'experience sur plusieurs machines de la foret. Les changements qu'il a vu sont des ameliorations dans la recolte dans la foret...il rencontre des gens de divers pays, les inspecteurs, les gens de Greenpeace et autres. Le produit est fait selon les demandes des differentes usines..ou pate et papier. Le bois est bien utilise et l'utilisation est de plus en plus pour la valeur ajoute ou un meilleur produit. Il travaille pour UPM Kymene. Les gens pensent que les forets sont coupees et qu'elles ne regenerent pas - mais M. Noel nous dit qu'ils se regenerent ou ils sont replantes en plantations. On a besoin de faire des plans d'amengement sur les terres de la Couronne, tout en respectant les reglements du DRN et avec le maintien de l'environnement. La machine multifonctionnelle peut faire des differentes coupes -selectives, progressives et autres. La croissance des arbres est meilleure avec une coupe selective.

Michel Godin - il est venu pou nous parler de l'industrie forestiere, il a suivi un cours de technicien mecanique. Il a travaille pour Irving pour 2 ans, dans le domaine de l'usine de sciage. Il a vu toute sorte de coupes dans la foret et il travaille pour UPM dans le domaine de pate et papier. Il veut continuer - ce sont des emplois bien remunere et a l'annee longue. Les emplois des alentours sont beaucoup relie a l'industrie forestiere. En lisant le rapport Jaakko-Poyry, il a trouve du positif la-dedans. Dans sa famille, ils ont 600 acres qui ont toujours ete coupes de facon selective. Selon lui, la coupe selective et les plantations sont la meilleure facon de procéder. Il ne prend pas de position pour l'industrie ni pour le privé. D'aller le long des rivieres puis de couper à blanc, non, ce n'est pas acceptable. Il est certain que c'est possible de prendre une decision qui plairait les deux cotes.

Andre Robichaud, de Neguac, il est technicien forestier. Il a travaille pour Irving pour des annees. Il n'a rien entendu au suet des audiences publiques sauf une fois dans le journal. Le rapport J-P est important qui pourrait aider les mieux-etres du NB. Le rapport est axe sur l'augmentation des de la production des resineux. Est-ce que la demande est trop eleve pour la capacite de production...on veut plus de produit eafin de produire plus. Il faut pas oublier que la superficie que la superfiice est reduite chaque annee - les routes, les sentiers(de toute sorte) les lignes de transmission. Les terres de la Couronne on construit de routes -5% de la superficie sont pour les routes pour l'exploitation. On mentionne dans le rapport de Finlande qu'on veut exploiter encore plus. C'etait prevue une crue dans la production du bois en 2010 - 10 ans passe. Faut faire attention de ne pas a=etouffer avec une surdemande de bois. Faut voir a sa survie - c'est un outil economique essentiel, l'a conserve, la vir grandir - mais il ne faut pas le faire au detriment des autres valeurs de la provnce - faut penser aux joueurs qui ne sont pas imposant (la flore et la faune, la recreation, etc). Faut penser aux usines, les moulins, qui se servent de differeentes sortes de bois...les petites et moyennes entreprises sont tres importnates pour l'economie aussi. Une autre chose - les zones tampons - faut etre fier que le NB est dans l'avant-garde - les distances protegees sont des chiffres etablies par des etudes - de 30 m a 150 metres - ilsn'ont pas ete tire de l'air, ainsi que des corridors pour la faune. Les terres humides sont protegees - et ailleurs ces terres qui n'etait pas protegees, on ne peut pas revenir. Une autre chose sont les feuillus, du bois franc, il ne faut pas oublier - le scenario ne cherche pas a maximiser les feuillus - il y a des utilisateurs qui ont besoin de bois franc. Le rapport parle de plantations d'epinette et sapin - ou s'en va notre foret acadienne? On cherche la diversification - les gens veulent voir
une foret acadienne.
Les gens qui sont alles vers des plantations ont vu que ce n'etait pas ce qu'ils voulaient. On parle aussi d'implanter des cours sur les ressources naturelles - oui, ces gens peuvent devenir les ambassadeurs pour nos forets. Donc, c'est tres important la sylviculture, la preservation de la foret pour avoir un avenir a court et a long terme mais il faut inclure des valeurs sociaux et environnetaux. Si on est le mieux au monde dans la gestion forestiere, pourquoi est-ce qu'il y avait un article dans l'Acadie Nouvelle qui disait qu'on ne pouvaint pas attendre, faut implanter le rapport J-P par 2004?

Paul Orser - de Miramichi, gérant de l'approvisionnement en fibre chez UPM Kymene et propriétaire de boisé, diplômé en génie forestier il y a plus de 20 ans, maître en administration des affaires de l'université de l'ouest de l'Ontario il y a encore plus de 20 ans. M. Orser a passé quelque temps en Finlande où l'on comprend l'art des plantations. Les explications de M. Orser tentaient de démontrer que nous devrions tous apprécier l'industrie forestière pour les bénéfices qu'elle apporte au Nouveau-Brunswick. M. Orser est d'avis que l'on devrait garantir l'approvisionnement en bois des entreprises. Lorsque l'on considère les bénéfices que les entreprises forestières apportent au Nouveau-Brunswick, on devrait subventionner encore plus la sylviculture publique et privée. Il y aurait trop de duplications, l'auto-inspection des entreprises est plus économique. " Pénurie de bois, peut-être, il y a suffisamment de bois, on pourrait l'acheter en Nouvelle-Écosse, en Écosse ou ailleurs s'il le faut. " " Nous ne devrions nous battre chacun devrait avoir sa part des ressources forestières. "

Beth McLaughlin - SOS Eau Water Sankwan, Moncton
Elle a expliqué comment des forces vitales surgissaient de la forêt. Des forêts de bois vivant en santé et debout naturellement sont nécessaires pour la qualité et la quantité de nos approvisionnements en eau. Elle suggéra que ce sont les coupes sélectives qui sont les plus en harmonie avec les objectifs d'accroissement des sources d'approvisionnement en bois et de conservation de la biodiversité. Mme McLaughlin a fait remarquer que même les moulins à papier des Etats-Unis devaient recycler des papiers et que cela devrait être aussi être la pratique des entreprises au Nouveau-Brunswick. Elle affirma que l'industrie devrait accroître ses récoltes partielles. Mme McLaughlin s'opposa à la recommandation du rapport Jaakko-Pöyry d'accroître les coupes dans les zones tampons. Elle souligna que plusieurs personnes apprécient cette province et aiment sa forêt et que les jeunes voudraient bien demeurer dans leur province. Elle suggéra que nous investissions dans les entreprises locales pour notre population et dans le ministère des Ressources naturelles. Nous devons faire de la place pour tout le monde sur nos terres de la Couronne.

Normand Haché de Bathurst, parle de restoration et la preservation des terres de la Couronne - le risque de se pencher sur l'approvisionnement de bois - mais qui devrait etre plus globale. Il importe d'integrer le principe de durabilite - de penser aux implications pour les generations a venir. L'industrie forestiere a change beaucoup, a elaboré des codes et des normes et les politiques de gestion. L'objectif de sa presentation est de montrer les pratiques foretieres pour la préservation des sols - pour les fins sociales, environnementales et durables. L'amenagement durable des forets est une principe de base du Canada. Les forets jouent plusieurs roles dans la qualite de vie - l'absorption de CO2, la prevention de l'erosion, la moderation de temperature, le maintien de la qualite et quantite de l'eau. Il a offert une explication de base scientifique sur les elements nutritifs (et spécifiquement le caractère du pH et le basalt) nécessaire pour maintenir la qualité des sols avec les enjeux de pluie d'acide et autres interactions chimiques avec les types de sols de différentes régions. Il faut commencer a penser a la mineralisation des sols avant de replanter - les produits biologiques et naturels doivent etre incorporer dans le sol et pas des engrais chimiques.

 

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