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Audiences publiques du Comité spécial de l'approvisionnement en bois |
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| [Liste des rencontres] | [Présentations] | [Résumés journaliers] |
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Journée
11
Donna
Mae Perley Perley des Premières Nations de Red Bank a fait
remarquer que la participation des aborigènes dans ce processus devrait
être améliorer, que les membres des Premières Nations ont une
perspective unique,puisqu’ils ont vécu ici pendant des milliers
d’années sans jamais détruire la forêt. « Développement
durable »,est une expression souvent utilisée pour décrire
l’industrie forestière, mais cela ne signifie certainement pas
doubler la récolte ou le rendement, ni cultiver des plantations.
Les plantations affaiblissent la structure du sol, ce qui aurait des répercussions
sur tous les écosystèmes de la forêt. Les plantes médicinales,
par exemple, vivent en communauté dans la forêt et pour croître,
elles ont besoin de tout, des microbes jusqu’aux arbres.
D’autre part, les arbres sont un élément stabilisateur et protecteur
dont on doit tenir compte avec les changements climatiques. Le développement
durable est inclusif et tient compte de tout le monde, de tous âges et
de toutes préoccupations, des jeunes aux aînés, des femmes,des
immigrants, pour apprendre leurs points de vue et leurs besoins.
On doit aussi tenir compte du point de vue spiritue. Les aborigènes
voient dans la forêt plus que ses arbres et les anciens enseignaient
qu’il fallait vivre en harmonie avec l’environnement et de prendre
soin de la Mère Terre. Madame Perley a souligné que « notre
environnement est tout ce que nous avons ». Madame
Perley a recommandé que le Nouveau-Brunswick prenne position comme
chefs de file dans les efforts pour guérir la terre, et devienne un modèle
de protection de la terre. Le rapport Jaakko-Pöyry recommande au
gouvernement d’investir; madame Perley suggère que ces
investissements soient dirigés vers les communautés afin que celles-ci
soient en mesure d’en profiter et qu’elles puissent aménager
d’autres terres. Les aborigènes considèrent l’année 1985
comme l’ « Année où la terre a parlé », en référence
au nombre important de tornades,de cyclones et d’autres désastres
naturels, et à la publication du rapport Bruntland, « Notre futur
commun ». Des
solutions à la situation actuelle peuvent être trouvées dans la
valeur ajoutée aux produits de la forêt et dans un usage plus complet
des forêts pour la récréation et la perpétuation des espèces
sauvages. Même Shell Oil se renouvelle dans l’énergie éolienne,
le secteur forestier devrait faire la même chose. Les terres
agricoles actuellement en jachère autour de la Miramichi, pourraient être
utilisées pour faire pousser de la fibre. Richard
Walker, diplômé du programme de foresterie de l’Université
du Nouveau-Brunswick et nouveau retraité, autrefois responsable du
permis de coupe numéro 2, pour tout le nord-est. M Walker a
mentionné que 65% de toutes les terres de la Couronne du
Nouveau-Brunswick sont concentrées dans le nord-est du
Nouveau-Brunswick. La loi de l982 sur les terres de la Couronne et
les forêts a nommé les dix titulaires de permis de coupe, sous la
supervision du ministère des Ressources naturelles. La vision en
ce qui concerne les forêts du Nouveau-Brunswick est que le ministère
des Ressources naturelles gère les forêts dans l’intérêt des
citoyens du Nouveau-Brunswick. Est-ce
que le gouvernement a fait les efforts nécessaires pour éduquer le
public sur les pratiques forestières? M. Walker croit que le
citoyen moyen ne fait confiance ni au gouvernement ni à l’industrie.
Les propositions du rapport Jaakko-Pöyry sur les terres de la Couronne
sont directement contraires à la stratégie du ministère des
Ressources naturelles qui favorise la régénération naturelle.
Les plantations, même avec l’introduction de nouvelles espèces, sont
encore de monocultures dans toute la structure forestière. Le
ministère des Ressources naturelles améliore les arbres
génétiquement et on dit qu’ils en sont arrivés à améliorer le
volume de 10%; cependant, tôt après la plantation, la régénération
naturelle commence à rivaliser et aussitôt, des herbicides doivent
être appliqués, encore et encore. L’épandage des herbicides
réduit le potentiel de croissance du bois dur. Si les
recommandations de doubler les plantations étaient acceptées, il n’y
aurait aucune croissance du bois dur sur 40% des terres de la Couronne,
mettant ainsi la biodiversité en bas de liste; les coûts de plantation
par acre sont de 700-800$, sans compter le coût des herbicides,
habituellement de 600$ par acre. La formation d’équipes de
sylviculture devrait aussi être une priorité; manifestement, la
régénération est plus économique et de plus entretient la
biodiversité. Le
rapport Jaakko-Pöyry propose d’accroître la récolte et compare le
Nouveau-Brunswick à la Finlande; mais à quels coûts pour les
écosystèmes et la biodiversité naturelle; les Finlandais ne se sont
vraisemblablement pas préoccupés de la valeur des autres ressources
forestières. Zones
de gestion spéciale, où la coupe est permise sur une base restreinte :
il semble qu’il y a de la confusion lorsque Jaakko-Pöyry se réfère
à « 32% de régions protégées qui constituent
3% »! M. Irving se trompe en mentionnant dans les journaux
que « la province a bloqué une énorme quantité de terres. »
Elles ne sont pas bloquées! Norman
Richardson, petit entrepreneur, de Little Bartibog. **
Recommandations : Faire enquête sur les coupes mécaniques
qui doivent cesser sur les terres de la Couronne à moins de cinq milles
des communautés. Si on n’arrête pas la coupe aux alentours des
communautés, il ne restera plus de forêt pour la génération à venir. Mark Standring, Collège communautaire de Miramichi. Le département des ressources naturelles du collège s’occupe de la formation d’environ 5000 travailleurs forestiers dans cette région. Il a donné des statistiques en hectares sur les zones de gestion spéciale : réserves écologiques, zones de conservation, zones représentatives protégées, parcs, marais, zones d’hibernation du chevreuil et zones tampon. M Strandring a ensuite parlé des zones des terres de la Couronne et des terres privées qui ont été reboisées ou éclaircies. En fait, on coupe autant de bois sur les terres de la Couronne que sur les terres privées. Il a ensuite décrit les programmes de foresterie qui fournissent les compétences et les connaissances les plus récentes aux travailleurs de la forêt et les cours de courtes durées qui améliorent leurs habiletés. Il a fourni une explication approfondie les cours offerts. Kevin Silliker, entrepreneur mécanique chez UPM-Miramichi, a parlé au nom des transformateurs et des opérateurs. Il possède une entreprise familiale. Il gère des opérations de « stump to dump », trace les routes, les construit et les livre. Les réunions d’équipe traitaient autrefois de feu et de sécurité, maintenant, c’est de biodiversité, de certification et d’autres sujets dont on parle. Pendant les saisons mortes, au printemps, ils reçoivent des cours, des cours de premiers soins,sur les WHYMS et à se familiariser avec les nouvelles lois, afin de se tenir à la « fine pointe ». Il n’est pas d’accord que les entreprises détiennent plein contrôle : il est dans les bois. Il veut faire partie intégrante d’une province qui va de l’avant. Bob
Baker, de l’association de protection de la Nepsiquit.
M. Baker soutient que le rapport Jaakko-Pöyry semble être rempli de
déclarations à grands traits et qu’il favorise l’industrie du bois
mou. Pourquoi ne pas augmenter la valeur ajoutée dans la région,
en utilisant moins de bois et en y ajoutant plus de valeur, créant
ainsi plus de travail par unité de bois a-t-il suggéré. Alonzo
Saint-Pierre, directeur, Coopérative des travailleurs forestiers
d’Acadie-Bathurst. M. Saint-Pierre aimerait d’abord
commenté sur le processus qu’ils considèrent biaisé, puisque
l’objectif de la consultation est essentiellement axé sur une étude
commanditée qui n’est pas impartiale; au contraire, cette étude a
été payée par le gouvernement et les grandes entreprises et il
suggère une position déjà prise et possiblement en conflit
d’intérêt. Sachant que l’étude Jaakko-Pöyry a été
commandée à la requête de six multinationales qui veulent plus de
bois des terres de la Couronne (compagnies qui semblent avoir un
appétit insatiable), il aurait été surprenant que l’étude arrive
à toute autre conclusion.
Questions
soulevées par le rapport Jaakko-Pöyry : - le rapport doit
reconnaître que nous demeurons sur le territoire traditionnel de Red
Bank et M. Ginnish aimerait que ce soit reconnu. Ce
dont il est question dans le rapport Jaakko-Pöyry est une piètre
excuse pour un plan de développement. Eel Ground possède déjà
un plan sophistiqué pour la forêt communautaire que peu de Nouveaux-Brunswickois
connaissent, mais qui est connu à travers le Canada. Les
industries font des affaires comme d’habitude, sans autorité.
D’où viennent les lois et règlements? Qui les prépare et que
signifient-elles? Leçon
d’histoire : N’importe quel rapport provient d’une
croyance ou d’une connaissance de la tradition. La forêt
représente une importante dimension spirituelle et économique pour les
Premières Nations. Toute politique a un impact direct sur la vie
des gens des Premières Nations. La politique nationale en
matière de foresterie reconnaît les Premières Nations. Mais
celles-ci ne sont pas reconnues par le gouvernement du
Nouveau-Brunswick. La section 92 de la Constitution canadienne de
l867 a accordé des pouvoirs au Nouveau-Brunswick. En 1982, les
sections 92a et 35 stipulent que tous les régimes de gestion
garantissent les droits des aborigènes. Est-ce que le rapport
Jaakko-Pöyry a tenu compte des Premières Nations? Plusieurs
personnes des Premières Nations ont remis en question les pratiques
gouvernementales, et plus récemment Marshall, Bernard, Sappier et
Polchise les ont défiées et ils ont gagné. Les Premières
Nations : dans notre esprit, la loi n’a pas été
respectée en permettant à une troisième partie (industrie,
multinationales) de faire disparaître nos ressources naturelles.
Le Ministère des Ressources naturelles a juré tenir compte de nos
préoccupations. Nos préoccupations avec le rapport :
Le ministère des Ressources naturelles a contribué 150 000$ à un
rapport qui en a coûté 500,000$. Le rapport suggère des
éclaircies et des travaux de sylviculture et il prend l’Ontario comme
exemple alors qu’en fait, ce qu’ils ne mentionnent pas c’est que
l’Acte sur la foresterie de l’Ontario reconnaît le Traité et les
droits des aborigènes (le rapport Jaakko-Pöyry aurait dû citer
l’acte en entier, pas seulement une partie). Les fonds publics
ont été utilisés pour accomplir des choses, l’audience des
troisièmes parties, et lorsque vérifiés de visu, les faits cités
n’existaient pas ou n’avaient pas été accomplis.
Certification : un besoin pour seulement 10% d’inspection peut
engendrer de la mauvaise gestion de 90% du territoire :
c’est inquiétant, M. Ginnish l’a vu. Le
prix du bois varie tellement d’un bout à l’autre de la province, ce
qui favorise l’exportation de bois brut (qui n’a pas été
transformé au Nouveau-Brunswick.) Il faut établir un prix du
marché équitable pour tous. Pourquoi
devrions nous mettre de côté nos ressources au profit d’une
compagnie (qui a changé d’administration de si nombreuses fois au
cours des vingt dernières années que je ne suis même plus certain de
son nom) et qui n’est pas assurée d’être ici encore dans 10 ans?
Ce n’est pas du développement pour cette région. Nous
aimerions recevoir quelques redevances sur ce que nous considérons
comme notre investissement. Eel
Ground possède une forêt communautaire modèle qui est un succès
énorme. On a demandé à Eel Ground de développer une onzième
forêt modèle, pour ce faire, il fallait 100,000 Ha pour lui permettre
de continuer. Les deux objections sont provenues de la province et
des propriétaires de terres à bois. Nous avons donc perdu la
chance d’amener des millions de dollars parce que le ministère des
Ressources naturelles ne croyait pas qu’il y avait de place pour deux
forêts modèles. Malgré cela, nous avons maintenant un projet de cinq millions de dollars qui emploie dix personnes pendant l’hiver et jusqu’à 65 personnes en été; nous avons un petit moulin à scie et une communauté de 700 personnes. Plusieurs prix de reconnaissance ont été accordés à cette forêt communautaire. Carman
Bryenton, Miramichi, contrôleur à la retraite de l’industrie
de la pulpe et du papier. Obliger
le gouvernement à payer si le bois venait à manquer est inacceptable. Appliquer
le plan de sylviculture proposé réduit la forêt, la rend moins
résistante; c’est une recette pour engendrer une catastrophe sociale
et environnementale. La certification ne devrait jamais remplacer
les politiques scientifiques et morales formulées par voie
démocratique et basées sur le bien commun? M.
Bryenton a rappelé les valeurs de la stratégie nationale concernant la
foresterie. Nous
ne pouvons pas pratiquer une coupe de liquidation. Regardez les
photographies satellites des 30 dernières années. Depuis
l’intervention mécanique des multi-fonctions, plus de traces ont
été laissées en 30 ans qu’en 30,000 ans auparavant. Lee
Johnston, Entrepreneur en sylviculture, aimerait parler du
rapport Jaakko-Pöyry du point de vue d’un entrepreneur.
Demander au gouvernement, à l’industrie et aux citoyens de
s’asseoir et de discuter de ce rapport. Enfin, donner aux
entrepreneurs et aux autres travailleurs forestiers une place dans la
forêt. Mira
Chiasson et Jessica Ouellette – nous serons encore
ici dans cinquante ans et quantité de gens n’y seront plus.
Elles ont présenté leur point de vue de ce qu’elles aimeraient voir
dans cinquante ans : une forêt en santé, une place magique
et merveilleuse qui nous fait relaxer et aimer la vie. Dans des
grandes plantations, détruiraient-ils les places où vivent les
grenouilles et les crapauds?
Wayne
McAvoy, Miramichi, travailleur forestier, petit entrepreneur,
opère une opération où l’on utilise des scies à chaîne.
« Je suis allé travailler dans les bois avec mon père, avec des
chevaux. Nous avons fait des coupes à blanc, mais un arbre
commercial mesurait douze pieds de long. Une année, nous avons
fait un bloc complet de coupe à blanc, c’était il y a quarante
ans. Ça prend soixante ans à un arbre pour atteindre sa
maturité; laisser des arbres ramène ça à 35 ans. »
Commentaires
sur les recommandations du rapport Jaakko-Pöyry : 1)
Le gouvernement devrait investir dans la sylviculture : ce
n’est pas le rôle du gouvernement d’investir dans l’industrie. 2)
Il y a trop de chevauchement dans les activités de surveillance.
Non, nous devrions voir plus de gardes forestiers dans la forêt afin de
s’assurer que les lois gouvernementales sont respectées. 3)
Couper dans les zones tampons : Non, s’il y a quelque chose, les
lisières devraient être plus nombreuses. 4)
Faire deux fois plus de plantations : Non.
Madame
Allain-Robichaud a mentionné qu’à la page 22 du rapport Jaakko-Pöyry,
il est mentionné que le ministère des Ressources naturelles et de
l’Énergie voulait qu’une « compagnie indépendante »
produise un rapport, ajoutant ensuite qu’au moins deux personnes de la
compagnie Jaakko-Pöyry Les
Nouveaux-Brunswickois ont investi dans le secteur de la foresterie
également en payant des taxes pour se recycler via l’assurance-emploi
et autres programmes, comme il y a eu un ralentissement du secteur
forestier. Elle
a aussi attiré l’attention sur le fait que comparer les forêts
boréales de l’Ontario et du Québec aux forêts boréales du
Nouveau-Brunswick, c’est comme comparer des pommes et des oranges. Argent
des taxes Zones
tampons : 30 mètres, c’est très étroit. À la page 33 du
rapport, il est écrit que la Finlande a des lois beaucoup plus
rigoureuses. L’augmentation
proposée du rendement pour les zones protégées :
personnellement, je ne suis pas convaincue que l’industrie peut
réussir mieux que Mère Nature. Notre
vision tient compte des aspects sociaux, économiques et
environnementaux, mais ne place pas l’économie au premier plan. Déjà
il y a évidence d’une sédimentation excessive : la coupe
dans les zones tampons diminuera la production dans nos ruisseaux,
restreindra l’habitat et le potentiel de reproduction des poissons. Coupes
à blanc : nous sommes très inquiets quant aux effets à long
terme d’une telle pratique, et ce pour toutes formes de vie. Charles
Richard, on behalf of all forestry workers. Government hasn't been
treating workers very well - as well as First Nations, doing the same
process. Worked on Charles Richard, au nom de l’association des travailleurs forestiers. Le gouvernement n’a pas bien traité ses travailleurs, pas mieux que les Premières nations d’ailleurs. Nous avons travaillé sur les terres de la Couronne, ils nous en ont chassés, et les terres ont été préservées pour la régénération, pas pour la coupe. photos par Donald Thébeau |
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