![]()
|
|
|||||||||||||
|
Audiences publiques du Comité spécial de l'approvisionnement en bois |
||
| [Liste des rencontres] | [Présentations] | [Résumés journaliers] |
|
Journée
10 Peter Martin, intervenant, a demandé : " Allons-nous être témoins de la destruction massive de nos ressources forestières, comme nous avons vu avec la morue du nord? " " Notre alternative : la forêt acadienne est une ressource fabuleusement riche et belle, et celle-ci représente aussi le potentiel pour une diversité d'activités économiques et de nombreux emplois. Nous devrions utiliser notre caboche pour créer plus d'emplois avec moins de fibres. " " Voilà ce que devrait être le sujet de nos discussions. " ajouta M. Martin. " Nous avons besoin d'un rapport préparé au Nouveau-Brunswick. La population est au courant de la mauvaise gestion de leurs terres de la Couronne, l'AAC a été régulièrement ignorée, la surexploitation continue, mais où sont les gardiens du trésor? " M. Martin a recommandé de mettre en branle un nouveau processus en commençant par des audiences publiques sur la gestion des forêts, on pourrait utiliser le cadre de conservation de la forêt boréale, et ainsi générer des activités économiques en laissant notre forêt debout. Frank
Caroll, maire de McAdam, Don Doherty et John Kilbride représentant
le comité des intéressés du sud-ouest, ont fait une présentation sur
la foresterie fondée sur les communautés, sur le modèle qu’ils
ont déjà développé et qu’ils veulent mettre en place. Pour
M. Caroll, continuer avec le status quo et mettre en œuvre les
recommandations du rapport Jaakko-Pöyry était simplement inacceptable.
C’est le temps de changer de cap, et la foresterie communautaire est
une alternative au modèle industriel actuel. Au sud-ouest du
Nouveau-Brunswick, tous les intéressés , les municipalités, les
entreprises, le secteur du tourisme et des activités récréationelles
appuient cette initiative financée localement et qui va encourager les
valeurs communautaires, les améliorations pour la croissance des arbres,
et l’entretien général d’une forêt productive, des poissons, des
bêtes sauvages tout en améliorant appréciablement les revenus sur
investissements. M. Caroll poursuivit : « Alors,
modifiez la loi sur les terres de la Couronne et les forêts, il est
temps de mettre en œuvre le plan de gestion St. Croix : La
mise en œuvre suivrait le scénario suivant :
Plan
opérationnel
Bénéfices
de la foresterie communautaire
M.
Caroll a alors lu un extrait du discours du trône de l’an 2000 :
« Le gouvernement croit dans la responsabilisation des communautés,
croit que la population du Nouveau-Brunswick devrait pouvoir
s’exprimer plus directement. »
Fred
Nott, président du Groupe des produits du papier et
Graham
Savage, économiste forestier, ont décrit leur groupe à but
non lucratif, établit en 1992, pour représenter les intérêts de 285
entreprises de produits du bois transformé, et dont les ventes s’élèvent
à environ 1 milliard de dollars. M. Nott a affirmé que les
politiques existantes sont uniquement axées sur l’industrie des pâtes
et papiers et que le rapport Jaakko-Pöyry veut simplement que cela se
perpétue; toutefois, les entreprises qui ajoutent de la valeur aux bois
voudraient aussi faire partie des entreprises privilégiées. Il a
alors décrit l’industrie du bois mou et l’industrie du bois dur; la
première est composée de quelques grandes entreprises vulnérables aux
baisses des marchés, de vieilles entreprises, de moins en moins
nombreuses au cours des ans, relativement homogènes, guidée par la
quantité. Alors que l’industrie du bois dur comprend de
nombreuses petites entreprises, employant 7000 personnes, diversifiées,
de jeunes entreprises, dont 60% ont été mis en place depuis 1985,
elles sont de plus en plus nombreuses, complexes, utilisent plusieurs
machines, moins de bois et plus d’outils par quantité de bois
utilisé.
Pour sa part, M. Savage aborda la question des politiques du ministère des Ressources naturelles : Ces politiques devraient tenir compte de tous les besoins dans la province, en ce moment, il n’y a pas de politique concernant les entreprises qui ajoutent beaucoup de valeur au bois concernant leur approvisionnement, concernant leur promotion. M. Savage a recommandé que l’on donne un permis virtuel pour l’allocation des bois et que l’on redirige le bois vers les entreprises qui ajoutent la plus grande valeur au bois.
Lee MacPherson, Wallace Equipment, répéta qu’il fallait maintenir le statu quo et mettre en place les recommandations du rapport Jaakko-Pöyry. Stewart MacPherson, président d'Énergie NB et M. Marshall, ont affirmé qu'il existait un lien vital entre Énergie NB et l'industrie forestière. Les moulins de pâtes et papiers sont les plus grands consommateurs d'électricité au Nouveau-Brunswick. Les moulins de pâtes et papier bénéficient parfois de meilleurs taux parce qu'ils cogénèrent et que les entreprises améliorent l'efficacité de leurs opérations tout en réduisant les coûts d'Énergie NB. Kathy Tosh, maître en sciences forestières du Conseil pour l'amélioration des arbres au NB., représentant l'UNB, U de Moncton, l'industrie et le MRNÉ, un aspect de la recherche du MRNÉ, dont le mandat est de faire pousser des arbres plus gros et plus grands en utilisant du matériel génétique, mais non génétiquement modifié, précisa-t-elle. Jusqu'ici, en 20 ans, les 400 000 arbres compris dans leur recherche ont accru leur croissance par 10%, en utilisant des méthodes traditionnelles de reproduction. Mitch
Lansky, auteur de Sylviculture à faibles effets :
foresterie comme si c’était important, du centre du Maine,
écrit sur la foresterie depuis une trentaine d’années. Il a
dit que le rapport Jaakko-Pöyry était le résultat de recherches
négligées,
sans références, ce qui soulève beaucoup de questions sur sa
crédibilité.
La suggestion qu’il y a chevauchement entre le personnel du ministère
des Ressources naturelles et que l’on devrait en réduire le personnel
et utiliser une inspection indépendante est très discutable. Les
inspections indépendantes sont souvent qu’une simple visite, une
couple de fois par année, alors qu’il fallait en réalité une
inspection journalière. Au Maine, des entreprises ont enfreint
les règlements mais demeurent tout de même certifiées! Le fait
que le gouvernement paye pour la sylviculture est ou peut être un problème
avec les lois commerciales internationales puisque c’est une forme de
subvention et sur le plan provincial puisque ce n’est pas équitable
pour les propriétaires de boisés privés. Par ailleurs, le
rapport Jaakko-Pöyry confond augmentation de la récolte avec
augmentation des emplois alors, qu’en réalité, la récente histoire
démontre que c’est le contraire qui est arrivé au Maine comme au
Nouveau-Brunswick. Récemment au Maine, les entreprises ont demandé
des baisses d’impôts parce qu’elles ne peuvent plus rivaliser sur
les marchés mondiaux. M. Lansky a suggéré : 1)
Qu’il vallait mieux investir pour le long terme dans les entreprises
à haute valeur ajoutée; 2)
Que les terres de la Couronne ne pouvaient pas soutenir un accroissement
annuel de 15% par année. Il a demandé : « Qu’est-ce
qui est mieux, plus de forêt boréale, avec épandages intensifs de
pesticides et une rotation à tous les cinquante ans, ou un
investissement à long terme à des fins multiples et des emplois dans
un secteur à haute valeur ajoutée? » 3) « À moins que le Nouveau-Brunswick change de direction, il va finir là où il se dirige! [Supporting Document 1] [Doc 2:The Triad: Is it really win-win?]
Bob
McLaughlin représentant le Comité des chasseurs inquiets du
NB. Il expliqua qu'il parlait pour les chasseurs de gros gibiers,
l'orignal, le chevreuil et l'ours, bien qu'il ne pouvait prétendre
être la seule opinion des chasseurs. Après avoir relu le rapport
Jaakko-Pöyry, il a finalement trouvé une référence sur la faune à
la page 31 : " les changements dans la forêt ont favorisé
certaines espèces et ont nui à d'autres. " En réalité, selon M.
McLaughlin, la population de chevreuil est plus basse que les niveaux
historiques dans plusieurs régions. Son comité considère les plans du
MRN comme de la mauvaise gestion. En effet, lorsque le comité a
demandé au MRN quelle était la raison de la diminution de la
population des chevreuils, il ne le savait pas. Pour leurs parts, les
chasseurs sont d'avis que la diminution est attribuable aux coupes à
blanc et aux plantations chimiques. Certains ont suggéré que la
conservation de la terre pourrait être gérée en échangeant des zones
privées avec des terres de la Couronne. Selon M. McLaughlin échanger
des marais d'aulnes, des carrières de gravelle et des trous boueux pour
des habitats de gibiers n'est certainement pas acceptables! John
Lockerbie, directeur régional pour Maritimes Canada, la Société
pour les gélinottes huppées, a expliqué que sa société faisait
partie d’une organisation internationale de conservationistes dévoués
à l’amélioration de l’environnement pour les gélinottes huppées,
les bécasses, le chevreuil et plusieurs autres espèces de gibiers et
d’autres faunes non-sportives de la forêt. Notre société
appuie des recherches scientifiques et des projets éducatifs. M.
Lockerbie expliqua qu’il fallait une grande variété d’âges et
d’espèces pour maintenir les habitats sauvages pour toutes les
espèces.
Au Nouveau-Brunswick, approximativement 43% des forêts ont moins de 25
ans; les éclaircies futures et les réductions d’espèces vont avoir
des effets dévastateurs sur la capacité des forêts de supporter toute
la faune. Les vastes changements proposés dans le rapport Jaakko-Pöyry
demandent des analyses qualitatives pour s’assurer de la survie de la
faune. M. Lockerbie affirma clairement que les terres de la
Couronne peuvent seulement être gérées par le MRNÉ et que cela
devait demeurer ainsi. Seulement 3% du Nouveau-Brunswick est véritablement
protégé. Le reste est disponible pour récoltes limitées, y
inclus dans les refuges de chevreuils. La Société n’est pas
d’accord avec l’affirmation du rapport Jaakko-Pöyry que doubler
l’approvisionnement en bois disponible est essentiel. En effet,
si les recommandations du rapport J-P étaient mises en pratique, plus
de 60% de la capacité de recevoir la faune dans cette province
disparaîtrait.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick est le légataire auquel on a confié
ces terres, il ne les possède pas nos terres publiques de la Couronne.
Le gouvernement est simplement chargé de bien gérer cette ressource
pour qu’elle ne perde pas sa valeur intrinsèque. Robert Young, forestier à la retraite, fermier et propriétaire de boisé. M. Young a commencé son exposé en disant : " Tout comme avec la vache du fermier, il ne faut pas tuer la vache pour obtenir son lait! " La deuxième leçon que M. Young a apprise est qu'il ne fallait pas gaspiller ce que l'on possédait, de ne pas laisser le meilleur dans les marécages. Et la troisième leçon qu'il avait apprise était que les insectes détruisent la forêt à cause de sa mauvaise gestion. Il s'est rappelé d'un dicton de son maître : " Les mauvais forestiers sont ceux qui ne coupent pas et qui coupent à blanc. " M. Young a souligné qu'après sa longue carrière au MRN, il pouvait dire qu'après toutes les recherches effectuées par le ministère et les discours du Trône qui ont été présentés, les recommandations et les intentions n'ont pas été mis en œuvre. Où nous sommes maintenant rendus est le résultat de la taxation et des politiques établies par le gouvernement. M. Young a demandé que l'on remette la forêt à la population du Nouveau-Brunswick. Dale
Thibodeau de Sunbury Thibodeau Trucking Co. Cleveland Allaby, représentant l'Association des bûcherons du Nouveau-Brunswick, dont les membres récoltent, plantent, éclaircissent et travaillent principalement dans la région de Chipman et de Doaktown en étant employés par JDIrving. M. Allaby a donné un bref aperçu de son association. Les détenteurs de permis passent leurs coûts d'équipement, d'assurance et de frais d'exploitation sur les bûcherons, en disant qu'ils seraient leurs propres entrepreneurs. Les problèmes ont commencé lorsque l'équipement, les véhicules de services, les mécaniciens, les opérateurs de machinerie, le personnel de bureau et le remplacement d'équipement … devinrent très onéreux, requirent des prêts assurés par leurs propres maisons et leurs fonds de retraite. À l'heure actuelle, on assigne aux entrepreneurs une zone, et certaines sont plus difficiles et moins productives que d'autres. L'Association des bûcherons est inquiète que JDI va traiter ses membres injustement par la mise en place déséquilibrée d'une nouvelle politique de productivité en assignant les zones de moins bonne qualité aux entrepreneurs et ensuite en leur imposant des amendes pour leur faible productivité. Bien que ses membres soient des entrepreneurs indépendants, l'Association est inquiète que JDI place une limite sur leurs revenus pour qu'il ne fasse qu'un salaire et qu'ils soient traités comme des employés. JDI prétend que les entrepreneurs que des changements doivent survenir face au marché de l'économie mondiale. JDI pourrait même éliminer les entrepreneurs, selon M. Allaby, qui qualifie la situation de monopolistique et d'opportuniste, des comportements qui découleraient de la loi sur les terres de la Couronne et les forêts. Les entrepreneurs demeurent donc extrêmement vulnérables au lieu des promesses d'être des gens d'affaires indépendants. M. Allaby, a donc recommandé au nom de l'Association des bûcherons qu'un bureau de compensation des terres de la Couronne soit mis sur pied avec le pouvoir d'établir les taux de rémunération dans l'industrie et dans tous les coins de la province.ld set remuneration rates industry wide and province wide. Steven Hoyt, Collège de technologie forestière des Maritimes, anciennement l'École des forestiers des maritimes. M. Hoyt a affirmé que les habitants du Nouveau-Brunswick ne réalisaient pas que le NB était un importateur de bois, et que cela diminuera à cause des demandes faîtes sur le bois importé. Bien que l'industrie se concentre sur les épinettes, le sapin et le pin gris, il encourageait la recherche sur l'utilisation des bois sous-utilisés et sur la régénération naturelle. Il a dit que tous les buts doivent être considérés dans une analyse de l'approvisionnement en bois, que le futur de l'approvisionnement en bois a des implications sur les générations futures, que le capital doit demeurer, que les coupes à blanc ne sont acceptables que dans les boisés d'un même âge, non pas dans les bois mixtes. Selon M. Hoyt, nous devrions revoir nos pratiques forestières. Il a mentionné que la bonne chose avec le rapport Jaakko-Pöyry était le soudain intérêt démontré par la population. Finalement M. Hoyt a recommandé que le gouvernement accélère ses négociations avec les Premières Nations pour résoudre le problème d'accès aux terres de la Couronne. |
||
Début /
English
Droit d’auteur © 2003 Réseau-Terres de la Couronne. Tous droits
réservés