![]()
|
|
|||||||||||||
|
Audiences publiques du Comité spécial de l'approvisionnement en bois |
||
| [Liste des rencontres] | [Présentations] | [Résumés journaliers] |
|
Journée
9 Michael
Kennedy, M.Sc, candidat en foresterie, UNB Yvon Poitras, NB Forest Products Association a parlé des lots boisés privés, de la foresterie communautaire,et il a parlé de la désinformation. Les propriétaires de lots privés, a-t-il compris, sont préoccupés par le fait que doubler les plantations( en 45 ans) signiifierait une diminution de la demande de lots privés. Ils sont préoccupés par ce que seraient le prix et la livraison. En fait, N.B. Forest Products et les propriétaires de lots boisés privés se rencontrent demain pour discuter leur plan de travail ensemble. Selon M.Poitras, nous avons déjà une foresterie communautaire- dont les travailleurs sont dans les terres ou dans les moulins- que pour chaque emploi additionnel au sein de la foresterie communautaire un emploi est perdu pour l'industrie forestière (en fait,la foresterie communautaire fournit 3 emplois contre un seul dans l'industrie et les revenus qu'elle accorde à ses employés sont 2 fois plus élevés que dans l'industrie.) Il y a de la désinformation qui court au sujet des Tours d'enseignant ou des Tours éducatifs, et que l'industrie montre ce qu'elle veut nous faire voir. Matthew
Betts, Greater Fundy Eco-System Research Group (GFERG) - leur
recherche s'adresse à la question : "Le scénario ddu rrapport
Jaakko Poyry maintient-t-il la biodiversité? La réponse rapide est
NON,et M. Betts en a cité quatre raisons : M. Betts a dit qu'il n'existait peu ou pas de données dans aucune des scènes du scénario : les nouvelles plantations et leur structure pour la biodiversité,pas de données. Les plantations pourraient avoir un effet sur le paysage, beaucoup de fragmentation (vieus arbres entourés de plantations) perturbait le mouvement de certaines espèces, ce qui rend leur survie presque imppossible à long terme. Il a souligné qu'en Finlande, le nombre total des espèces inscrites sur la LISTE ROUGE en raison de pratiques forestières était de 300. R.A.
Savidge, Ph.D., Forest and Environmental Management, UNB, a
commencé en disant que la science est la poursuite de la vérité. Il a
suggéré que le modèle de foresterie actuel du N.B.est géré comme si
nous mettions tous nos œufs dans le même panier, et que lorsque le
panier cèdait, nous tranférions alors le plus d'œufs possible. Il
serait temps que nous trouvions un nouveau panier. Il a dit qu'il
remettait en question certaines des hyppothèses fondamentales du
rapport Jaakko-Poyry. Par exemple,le rapport dit que le rendement à
l'hectare du N.B.est de 1.8 m3, alors qu'en Finlande le rendement à
l'hectare est de 2.5 m3 de bois.La période de croissance étant plus
longue au N.B.,nous devrions pouvoir y trouver plus de bois qu'en
Finlande.Le Dr.Savidge a ensuite souligné le fait qu'en réalité ,la
période de croissance était de deux mois plus longue en Finlande qu'au
N.B., et que par conséquent le rapport contient une erreur de jugement
fondamental sur le potentiel de croissance des plantations. Fred
Somerville, St. Anne-Nackawick Pulp Co. Ltd., a dit que
l'industrie forestière se trouvait à la croisée des chemins, et que
le status quo n'était pas une solution. Il a recommandé : Lawrence
Wuest, propriétaire d'un lot boisé privé,artisan du bois et
écologiste, Stanley, N.B. prétend qu'il y a plusieurs défauts qu
rapport Jaakko-Poyry : l'investissement,sur une période de 60 ans
d'envirion 20 millions de dollars annuellement en échange de 350 à 550
emplois en sylviculture remet en question le retour d'investissement sur
les emplois - l'histoire de l'emploi en foresterie suggère qu'il n'y a
pas un grand retour d'investissement dans les emplois. Une seconde
préoccupation concerne la prédiction du rendement des terres issu
d'une plantation doublée sur les terres de la Couronne - ni le DNRE ni
l'industrie n'ont montré de preuves scientifiques suffisantes pour
résoudre la question. Une autre objection est que la coupure annuelle
sur les montants alloués(AAC)a préséance sur les standards de
protection de la nature et des cours d'eau. Une quatrième
préoccupation porte sur l'établissement de l'assurance d'un montant
mythique d'approvisionnement en bois, généré par l'industrie
elle-même. Au cœur même du dilemme de l'approvisionnement en
bois,suggère M. Wuest, se trouve la notion que nous ne pouvons pas nous
tirer d'affaire simplement en coupant. Si l'on compare la capacité de
la Suède à investir dans ses proproes entreprises et dans les
travailleurs, M.Wuest a fait remarquer la très grande proportion des
travailleurs en sylviculture mais une proportion encore plus grande se
retrouve dans l'industrie en menuiserie et dans les industries de la
planche,depair avec l'industrie du meuble et du plancher et s'est
demandé comment nous pourrions apprendre de l'expérience suédoise. Le
gouvernement devrait apprécier l'importance de maximiser l'emploi
plutôt que le rendement et la production, et pour assurer la
distribution juste et obtimale des profits équitable à tous les
Néo-Brunswickois. Brent Wilkins, M.L. Wilkins and Son, Ltd. Fredericton, est propriétaire d'un moulin à scie, une de 65 compagnies que l'on retrouve à travers la province. Au cours de 10 dernières années,leur coupe annuelle permise a été réduite à moins des deux tiers de ce qu'elle avait l'habitude d'être. La leur est une opération efficace et modernisée (6-7 millions d'investissement entre 1992-1995) ,mais la pénurie en bois et les coûts montants exhorbitants contribuent à de maigres recettes. Ils ont besoin de s'assurer d'un approvisionnement fiable en bois. Simon Mitchell, forestier, Falls Brook Centre, a énoncé que le gouvernement devrait reprendre le contrôle des terres de la Couronne et investir dans les Néo-Brunswickois. Il nous faut travailler ensemble pour garantir l'avenir des Néo-Brunswickois. Présentement, selon Statistiques Canada, il y a moins que 3000 personnes qui travaillent dans les bois, ce qui supporte un autre 17000 opportunutés d'emplois indirects (camionnage,manufactures). M.Mitchell a affirmé qu'une promesse de contrat en approvisionnement aux moulins de la part de la Couronne était non seulement déraisonnable sur le plan fiscal, mais irresponsable,selon la perspective du gouvernement qui doit rendre des comptes à la population du N.B. La Loi sur les terres de la Couronne et de la forêt (1982) dit que " le ministre des Ressources Naturelles et de l'Énergie détient la responsabilité légale envers les gens du Nouveau-Brunswick…responsable du développement,des utilisations, de la protection et de la gestion intégrée des ressources des terres de la Couronne. Ofrant des options pour une industrie forestière viable, M. Mitchell a décrit comment la foresterie communautaire peut être mise en marche, de même qu'une variété de systèmes de création d'emplois (actuellement 6 déteneurs de permis seulement)qui offrirait plus d'emplois. On y décrit les détenteurs : individus, municipalités, aborigènes et co-détenteurs (voir texte intégral)… Il a suggéré que le style de chacun de ces détenteurs de permis devrait commencer par un investissement dans les municipalités locales,leur permettant d'offrir en héritage des forêts en santé et la fierté et l'autosuffisance des municipalités fortes plutôt que quelques riches anonymes détenteurs d'actions. Marieka Arnold, représentant le Club naturaliste deFredericton, établi en 1960, a commencé en disant que le rapport Jaakko-Poyry propose des changements pour environ la moitié des terres de la Couronne. Elle suggère que nous adoptions une approche englobante de la question, tenant compte de façon équitable de toutes les valeurs d'usage du bois (commerciales et non commerciales). Le club des naturistes se préoccupe du maintien de la biodiversité des 30,000 espèces,en réduisant les bois durs qui comptent actuellement pour 32% des espèces d'arbres, avec des récoltes de bois mous encore jeunes, avec des coupes dans les zones tampons, en maintenant les valeurs esthétiques de la forêt. Les changements climatiques n'ont même pas été discutés dans le rapport.. Elle a recommandé l'investissement dans l'industrie de la valeur ajoutée, la diminution de la mécanisation et la mise au travail de la population. Charles Fournier, de la Société Environnementale du N.B. et citoyen de St-John, a grandi en étroite relation avec la corporation Irving. Il a regardé le rapport Jaakko Poyry dans le contexte de la globalisation et des échanges commerciaux,mentionnant d'abord qu'il n'y a pas assez d'arbres pour fournir les moulins du N.B. à pleine capacité. Avant que nous ne changions de manière drastique les échosystèmes de nos forêts, nous devrions prendre connaissance du scénario qui se déroule dans le monde. La Finlande, par exemple, a vendu son bois à l'Union Soviétique avant son effondrement, laissant p^lusieurs travailleurs sans emploi, mais avec beaucoup de capital humain, la Finlande a orienté ses avoirs du côté de l'expertise et de la consultation. En Amérique du Nord, nous possédons beaucoup de capital intellectuel. La croissance du secteur des biens d'équipementà la fin des années 80 et dans les années 90 s'est produite en Asie du Sud-Est(Hong Kong, Taiwan, Indonésie, Malaisie) où les investissemsnts en pulpe et papir ont doublé, avecactuellement 30% de la production mondiale. A Sumatra, en Indonésie,, les arbres réservés à la pulpe et au papier ont une période de gestation de 8 ans, alors qu'ici au N.B. la même croissance prend 60 ans. Nous vivons dans des temps incertains, il y a un gros volume de main d'œuvre à bon marché en Asie du Sud- Est. Les Etats-Unis donnent des signaux protectionnistes, indiquant par là des marchés incertains. Il a suggéré que nous investissions dans les produits de valeur ajoutée, nous possédons déjà la main d'œuvre qualifiée, qu'il aimerait voir 32 marques de commerce fortes à l'échelle mondiale, dans des créneaux commerciaux. Michael Carr, firme de la Société Environnementale de l'UNB, est étudiant à la maîtrise en sciences politiques, a fait une présentation portant sur le capital naturel, notamment les minéraux, les métaux,et les autres systèmes naturels comme les forêts, sur lesquels est basée notre économmie. Nous sommes en train de détruire notre capital naturel, ce qui compromet les valeurs futures de la forêt - le capital naturel a ses limites - par exemple, la quantité de poissons que nous pouvons pêcher ne dépend plus du nombre des bateaux que nous sommes capables de mettre à la mer, mais bien des stocks décroissants - la même chose peut être dite à propos des forêts et leur capacité de production déclinante. Il nous faut maximiser notre capital naturel tel qu'il est sur la base de notre système économiique d'ici au N.B. C'est en Prusse dans les années 1860 que les premières plantations sont apparues là où la vieille forêt était coupée à blanc, puis transplantée en épinette de Norvège. Le premier cycle était productif ,mais dès le deuxième cycle de récolte,la croissance des arbres déclinait avec le déclin de la richesse des sols, et la flore et la faune sont peu à peu disparus,donnant place à un système instable et c'est là qu'un nouveau mot est entré dans le vocabulaire allemand :walsterben - la mort de la forêt. Nous ne devons pas liquider notre capital naturel, affirma M.carr - ne confondons pasargent et richesse. Il est possible que le rapport Jaakko Poyry est animé par la réalisation que les compagnies de pulpe et papier que le marché mondial déménage vers le sud ne seront pas capables de compétitionner, qu'en mettant les recommandations du rapport en application, ils peuvent maximiser les profits à court terme, comme il n'y a que 3% des terres de la Couronne qui sont réellement protégées, que les zones à gestion spéciale ne sont pas fermées à de'éventuelles récoltes, elles sont simplement limitées à des méthodes particulières ou à certains calendriers d'exploitation ( un tiers du volume peut être coupé en 10 ans). Margo Sheppard, a expliqué que les gens donnaient leurs terres en fidéicommis pour préserver la terre et ses valeurs. Nature Trust offre un programme de conscientisation , qu'ils travaillent afin de maintenir les forêts de travail exigeant des droits de passage de façon à bien utiliser la terre. Ils comptent un forestier dans leur personnel. Nature Trust recommande : a)continuer à assurer la protection des zones à gestion spéciale - plus de coupes dans les zones tampons. b)bring in the fine filters strategies c)rejeter la notion d'approvisionnement garanti. Achille
Maillet et Jean-Paul Savoie représentaient
l’Association francophone des municipalités du N-B et on recommandé : Roberta
Clowater, représentant la Coalition des Espaces Protégés du
N-B. et CPAWS - elle a affirmé qu'il n'y a pas assez de filet de
sécurité écologique pour se justifier d'aller de l'avant en doubler
les espaces de plantation, qu'il n'y a pas suffisemment de mesures mise
en place pour maintenir les espèces. Le rapport Jaakko Poyry n'offre
pas de garanties d'emploi à part les tâches saisonnières de
sylviculture. Il n'y a pas non plus d'analyse des tendances futures dans
le marché des produits forestiers ni comment les changements auront un
impact sur les emplois non forestiers. (indirects) La plupart des
indicateurs pointent en direction des produits de valeur ajoutée et des
marchés, dont le rapport fait pas mention. |
||
Début /
English
Droit d’auteur © 2003 Réseau-Terres de la Couronne. Tous droits
réservés