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Audiences publiques
du Comité spécial de l'approvisionnement en bois
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Journée 9
Fredericton
le 3 décembre, 2003 

Michael Kennedy, M.Sc, candidat en foresterie, UNB
M. Kennedy croit que la foresterie communautaire constitue le prochain pas dans la gestion forestière, ce qui signifie une forët activement gérée avant de remanier le programme compplètement,nous avons avant tout besoin de projets pilotes. Il a ajouté que l'industrie ne semblait pas être à la recherche d'emplois, qu'un des plus grands défauts du rapport Jaakko-Poyry était le manque de considérations économiques, mais qu'en replantant, par exemple, un planteur peut obtenir 25 cents l'arbre en Colombie Britannique alors qu'au Nouveau-Brunswick la paie est de 7 sous l'arbre. Il pense aussi qu'il y a une lacune dans le manque d'analyse prospective portant sur l'utilisation du papier dans le futur, et qu'afin de pouvoir utiliser toutes nos ressources, pas seulement en pulpe, nous devrions porter notre regard sur des produits de valeur ajoutée, et qu'en utilisant toutes nos ressources (types d'arbres) nous devrions diversifier et stabiliser l'industrie forestière.

Yvon Poitras, NB Forest Products Association a parlé des lots boisés privés, de la foresterie communautaire,et il a parlé de la désinformation. Les propriétaires de lots privés, a-t-il compris, sont préoccupés par le fait que doubler les plantations( en 45 ans) signiifierait une diminution de la demande de lots privés. Ils sont préoccupés par ce que seraient le prix et la livraison. En fait, N.B. Forest Products et les propriétaires de lots boisés privés se rencontrent demain pour discuter leur plan de travail ensemble. Selon M.Poitras, nous avons déjà une foresterie communautaire- dont les travailleurs sont dans les terres ou dans les moulins- que pour chaque emploi additionnel au sein de la foresterie communautaire un emploi est perdu pour l'industrie forestière (en fait,la foresterie communautaire fournit 3 emplois contre un seul dans l'industrie et les revenus qu'elle accorde à ses employés sont 2 fois plus élevés que dans l'industrie.) Il y a de la désinformation qui court au sujet des Tours d'enseignant ou des Tours éducatifs, et que l'industrie montre ce qu'elle veut nous faire voir.

Matthew Betts, Greater Fundy Eco-System Research Group (GFERG) - leur recherche s'adresse à la question : "Le scénario ddu rrapport Jaakko Poyry maintient-t-il la biodiversité? La réponse rapide est NON,et M. Betts en a cité quatre raisons : 
1) Plantation et niveau de PCT trop élevés 
2) Trop bas pourcentage de forêt à maturité 
3) La gestion extensive dans ls zones à gestion spéciale ne protégera pas la faune 
4) Trop d'incertitude face à l'avenir pour avoir des mesures exécutoires qui nous relient quant à la coupe du bois Il n'y avait pas assez de détails et pas de points de référence au rapport.

M. Betts a dit qu'il n'existait peu ou pas de données dans aucune des scènes du scénario : les nouvelles plantations et leur structure pour la biodiversité,pas de données. Les plantations pourraient avoir un effet sur le paysage, beaucoup de fragmentation (vieus arbres entourés de plantations) perturbait le mouvement de certaines espèces, ce qui rend leur survie presque imppossible à long terme. Il a souligné qu'en Finlande, le nombre total des espèces inscrites sur la LISTE ROUGE en raison de pratiques forestières était de 300.

R.A. Savidge, Ph.D., Forest and Environmental Management, UNB, a commencé en disant que la science est la poursuite de la vérité. Il a suggéré que le modèle de foresterie actuel du N.B.est géré comme si nous mettions tous nos œufs dans le même panier, et que lorsque le panier cèdait, nous tranférions alors le plus d'œufs possible. Il serait temps que nous trouvions un nouveau panier. Il a dit qu'il remettait en question certaines des hyppothèses fondamentales du rapport Jaakko-Poyry. Par exemple,le rapport dit que le rendement à l'hectare du N.B.est de 1.8 m3, alors qu'en Finlande le rendement à l'hectare est de 2.5 m3 de bois.La période de croissance étant plus longue au N.B.,nous devrions pouvoir y trouver plus de bois qu'en Finlande.Le Dr.Savidge a ensuite souligné le fait qu'en réalité ,la période de croissance était de deux mois plus longue en Finlande qu'au N.B., et que par conséquent le rapport contient une erreur de jugement fondamental sur le potentiel de croissance des plantations.
Le rapport Jakko-Poyry consacre deux pages à ses préoccupations sur les conditions économiques. Le Dr. Savidge a noté en citant le rapport CI de la Banque de Commerce qu'iil y a un surplus de bois d'œuvre sur le marché mondial,que la forêt dans l'hémisphère sud pousse plus vite qu'elle ne peut être récoltée,mais qu'il y a pénurie dans certaines régions,dont le N.B. Il a cité que l'Australie, la Nouvelle Zélande, le Chili et l'Asie font pousser les billots en 30 ans alors que ça prend 100 ans au N.B. Il est d'avis que la plantation JDI's Black Brook est une sorte d'animalie étant donné qu'elle poussait sur un terrain coupé à blanc dans le passé et donc très riche et incliné par surcroît, ce qui favorise la croissance.
Il a suggéré que se fasse une demande internationale pour du bois dur et que ce dernier devrait être replanté avec des espèces qui tolèrent l'ombre. Il a dit que pla petite industrie du N.B. avait du potentiel mais qu'elle avait besoin d'encouragements.

Fred Somerville, St. Anne-Nackawick Pulp Co. Ltd., a dit que l'industrie forestière se trouvait à la croisée des chemins, et que le status quo n'était pas une solution. Il a recommandé :
a)nous avons besoin d'une politique qui incluse et les terres de la Couronne et les terres privées
b)nous avons besoin d'objectifs quant à la qualité des espèces de bois dur
c)Les terres de la Couronne ont beoins de l'implication du gouvernement en matière de sylviculture
d)Les propriétaires de lots boisés privés - se réunissent en comité pour discuter et approuver les objectifs et les investissement en sylviculture
e)Les objectifs relatives à la coupe et les autres objectifs devraient être équilibrés et bien balancés
f)Nous avons besoin de faire l'expérience de bois durs à croissance rapide, d'innover et d'explorer de nouvelles façons de faire pousser plus de bois.

Lawrence Wuest, propriétaire d'un lot boisé privé,artisan du bois et écologiste, Stanley, N.B. prétend qu'il y a plusieurs défauts qu rapport Jaakko-Poyry : l'investissement,sur une période de 60 ans d'envirion 20 millions de dollars annuellement en échange de 350 à 550 emplois en sylviculture remet en question le retour d'investissement sur les emplois - l'histoire de l'emploi en foresterie suggère qu'il n'y a pas un grand retour d'investissement dans les emplois. Une seconde préoccupation concerne la prédiction du rendement des terres issu d'une plantation doublée sur les terres de la Couronne - ni le DNRE ni l'industrie n'ont montré de preuves scientifiques suffisantes pour résoudre la question. Une autre objection est que la coupure annuelle sur les montants alloués(AAC)a préséance sur les standards de protection de la nature et des cours d'eau. Une quatrième préoccupation porte sur l'établissement de l'assurance d'un montant mythique d'approvisionnement en bois, généré par l'industrie elle-même. Au cœur même du dilemme de l'approvisionnement en bois,suggère M. Wuest, se trouve la notion que nous ne pouvons pas nous tirer d'affaire simplement en coupant. Si l'on compare la capacité de la Suède à investir dans ses proproes entreprises et dans les travailleurs, M.Wuest a fait remarquer la très grande proportion des travailleurs en sylviculture mais une proportion encore plus grande se retrouve dans l'industrie en menuiserie et dans les industries de la planche,depair avec l'industrie du meuble et du plancher et s'est demandé comment nous pourrions apprendre de l'expérience suédoise. Le gouvernement devrait apprécier l'importance de maximiser l'emploi plutôt que le rendement et la production, et pour assurer la distribution juste et obtimale des profits équitable à tous les Néo-Brunswickois.
M. Wuest a prpoposé une vision alternative de la gestion axée sur la création d'emplois, et approuve le système rigoureux de repérage du bois pour assurer la survie des moulins, l'exonération de taxes pour la compétence à utiliser le boisde plusieurs manières, en mettant le focus sur la santé des collectivités et de la forêt, mettre le N.B. en vue en utilisant la technologie GIS développée au N.B. pour éventuellement concevoir et mettre en place une nouvelle vision. Et par-dessus tout, maintenir la primauté de l'habitat et des autres contraintes écologiques au-dessus des coupes annuelles permises; installer la diversité et la compétence pour décider de futurs usages de la forêt.

Brent Wilkins, M.L. Wilkins and Son, Ltd. Fredericton, est propriétaire d'un moulin à scie, une de 65 compagnies que l'on retrouve à travers la province. Au cours de 10 dernières années,leur coupe annuelle permise a été réduite à moins des deux tiers de ce qu'elle avait l'habitude d'être. La leur est une opération efficace et modernisée (6-7 millions d'investissement entre 1992-1995) ,mais la pénurie en bois et les coûts montants exhorbitants contribuent à de maigres recettes. Ils ont besoin de s'assurer d'un approvisionnement fiable en bois.

Simon Mitchell, forestier, Falls Brook Centre, a énoncé que le gouvernement devrait reprendre le contrôle des terres de la Couronne et investir dans les Néo-Brunswickois. Il nous faut travailler ensemble pour garantir l'avenir des Néo-Brunswickois. Présentement, selon Statistiques Canada, il y a moins que 3000 personnes qui travaillent dans les bois, ce qui supporte un autre 17000 opportunutés d'emplois indirects (camionnage,manufactures). M.Mitchell a affirmé qu'une promesse de contrat en approvisionnement aux moulins de la part de la Couronne était non seulement déraisonnable sur le plan fiscal, mais irresponsable,selon la perspective du gouvernement qui doit rendre des comptes à la population du N.B. La Loi sur les terres de la Couronne et de la forêt (1982) dit que " le ministre des Ressources Naturelles et de l'Énergie détient la responsabilité légale envers les gens du Nouveau-Brunswick…responsable du développement,des utilisations, de la protection et de la gestion intégrée des ressources des terres de la Couronne. Ofrant des options pour une industrie forestière viable, M. Mitchell a décrit comment la foresterie communautaire peut être mise en marche, de même qu'une variété de systèmes de création d'emplois (actuellement 6 déteneurs de permis seulement)qui offrirait plus d'emplois. On y décrit les détenteurs : individus, municipalités, aborigènes et co-détenteurs (voir texte intégral)… Il a suggéré que le style de chacun de ces détenteurs de permis devrait commencer par un investissement dans les municipalités locales,leur permettant d'offrir en héritage des forêts en santé et la fierté et l'autosuffisance des municipalités fortes plutôt que quelques riches anonymes détenteurs d'actions.

Marieka Arnold, représentant le Club naturaliste deFredericton, établi en 1960, a commencé en disant que le rapport Jaakko-Poyry propose des changements pour environ la moitié des terres de la Couronne. Elle suggère que nous adoptions une approche englobante de la question, tenant compte de façon équitable de toutes les valeurs d'usage du bois (commerciales et non commerciales). Le club des naturistes se préoccupe du maintien de la biodiversité des 30,000 espèces,en réduisant les bois durs qui comptent actuellement pour 32% des espèces d'arbres, avec des récoltes de bois mous encore jeunes, avec des coupes dans les zones tampons, en maintenant les valeurs esthétiques de la forêt. Les changements climatiques n'ont même pas été discutés dans le rapport.. Elle a recommandé l'investissement dans l'industrie de la valeur ajoutée, la diminution de la mécanisation et la mise au travail de la population.

Charles Fournier, de la Société Environnementale du N.B. et citoyen de St-John, a grandi en étroite relation avec la corporation Irving. Il a regardé le rapport Jaakko Poyry dans le contexte de la globalisation et des échanges commerciaux,mentionnant d'abord qu'il n'y a pas assez d'arbres pour fournir les moulins du N.B. à pleine capacité. Avant que nous ne changions de manière drastique les échosystèmes de nos forêts, nous devrions prendre connaissance du scénario qui se déroule dans le monde. La Finlande, par exemple, a vendu son bois à l'Union Soviétique avant son effondrement, laissant p^lusieurs travailleurs sans emploi, mais avec beaucoup de capital humain, la Finlande a orienté ses avoirs du côté de l'expertise et de la consultation. En Amérique du Nord, nous possédons beaucoup de capital intellectuel. La croissance du secteur des biens d'équipementà la fin des années 80 et dans les années 90 s'est produite en Asie du Sud-Est(Hong Kong, Taiwan, Indonésie, Malaisie) où les investissemsnts en pulpe et papir ont doublé, avecactuellement 30% de la production mondiale. A Sumatra, en Indonésie,, les arbres réservés à la pulpe et au papier ont une période de gestation de 8 ans, alors qu'ici au N.B. la même croissance prend 60 ans. Nous vivons dans des temps incertains, il y a un gros volume de main d'œuvre à bon marché en Asie du Sud- Est. Les Etats-Unis donnent des signaux protectionnistes, indiquant par là des marchés incertains. Il a suggéré que nous investissions dans les produits de valeur ajoutée, nous possédons déjà la main d'œuvre qualifiée, qu'il aimerait voir 32 marques de commerce fortes à l'échelle mondiale, dans des créneaux commerciaux.

Michael Carr, firme de la Société Environnementale de l'UNB, est étudiant à la maîtrise en sciences politiques, a fait une présentation portant sur le capital naturel, notamment les minéraux, les métaux,et les autres systèmes naturels comme les forêts, sur lesquels est basée notre économmie. Nous sommes en train de détruire notre capital naturel, ce qui compromet les valeurs futures de la forêt - le capital naturel a ses limites - par exemple, la quantité de poissons que nous pouvons pêcher ne dépend plus du nombre des bateaux que nous sommes capables de mettre à la mer, mais bien des stocks décroissants - la même chose peut être dite à propos des forêts et leur capacité de production déclinante. Il nous faut maximiser notre capital naturel tel qu'il est sur la base de notre système économiique d'ici au N.B. C'est en Prusse dans les années 1860 que les premières plantations sont apparues là où la vieille forêt était coupée à blanc, puis transplantée en épinette de Norvège. Le premier cycle était productif ,mais dès le deuxième cycle de récolte,la croissance des arbres déclinait avec le déclin de la richesse des sols, et la flore et la faune sont peu à peu disparus,donnant place à un système instable et c'est là qu'un nouveau mot est entré dans le vocabulaire allemand :walsterben - la mort de la forêt. Nous ne devons pas liquider notre capital naturel, affirma M.carr - ne confondons pasargent et richesse. Il est possible que le rapport Jaakko Poyry est animé par la réalisation que les compagnies de pulpe et papier que le marché mondial déménage vers le sud ne seront pas capables de compétitionner, qu'en mettant les recommandations du rapport en application, ils peuvent maximiser les profits à court terme, comme il n'y a que 3% des terres de la Couronne qui sont réellement protégées, que les zones à gestion spéciale ne sont pas fermées à de'éventuelles récoltes, elles sont simplement limitées à des méthodes particulières ou à certains calendriers d'exploitation ( un tiers du volume peut être coupé en 10 ans).

Margo Sheppard, a expliqué que les gens donnaient leurs terres en fidéicommis pour préserver la terre et ses valeurs. Nature Trust offre un programme de conscientisation , qu'ils travaillent afin de maintenir les forêts de travail exigeant des droits de passage de façon à bien utiliser la terre. Ils comptent un forestier dans leur personnel. Nature Trust recommande : a)continuer à assurer la protection des zones à gestion spéciale - plus de coupes dans les zones tampons. b)bring in the fine filters strategies c)rejeter la notion d'approvisionnement garanti.

Achille Maillet et Jean-Paul Savoie représentaient l’Association francophone des municipalités du N-B et on recommandé :
a) des amendements à la loi sur les terres de la Couronne et la forêt pour établir une co-gestion par les détenteurs de permis, sous traitants de même que toutes les parties ayant un intérêt dans les intérêts des moulins à scie, les Premières Nations, les écologistes, les propriétaires de lots boisés privés, l’écotourisme, les naturalistes, les ornithologues, etc…
b) que le DNRE enjoy and independance and lord it over the others
c)que tous les règlements prennent en considération toutes les autres utilisations de la forêt
d)que nous allions vers les produits de valeur ajoutée.

Roberta Clowater, représentant la Coalition des Espaces Protégés du N-B. et CPAWS - elle a affirmé qu'il n'y a pas assez de filet de sécurité écologique pour se justifier d'aller de l'avant en doubler les espaces de plantation, qu'il n'y a pas suffisemment de mesures mise en place pour maintenir les espèces. Le rapport Jaakko Poyry n'offre pas de garanties d'emploi à part les tâches saisonnières de sylviculture. Il n'y a pas non plus d'analyse des tendances futures dans le marché des produits forestiers ni comment les changements auront un impact sur les emplois non forestiers. (indirects) La plupart des indicateurs pointent en direction des produits de valeur ajoutée et des marchés, dont le rapport fait pas mention.
Elle a cité l'impressionnante entente pour la protection de la forêt boréale à travers le Canada, récemment annoncée - dont les parties incluant les Premières Nations et les gouvernements provinciaux , l'industrie et et les citoyens, se sont entendues , comme exemple de progrès réel, - ces terres seront travaillées, mais les principes de conservation seront appliqués dans la gestion de la forêt boréale. Mme Clowater a proposé que le gouvernement initie une proposition et une réelle stratégie pour maintenir les valeurs écologiques pour nos terres de la Couronne.

 

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